En route !

Quel type de procrastinateur êtes vous? (2/5)


Les origines de la maladie enfin dévoilées

Et voilà, devant vos yeux se trouve le deuxième article du projet « Productivité »!

Quelque soit l’activité que vous aimeriez entreprendre au fond de vous, si la procrastination vous guette, il est intéressant de savoir que celle-ci agit sous une forme de dialogue intérieur (un peu comme le processus de pensée négative). En fait, cela vient du fait qu’une partie de votre personnalité n’aime pas le changement d’activité. Certains parlent même de phénomène d’ »inertie » psychologique.

Lorsque  vous devez faire quelque chose d’important, cette facette de votre personnalité va préférer alors remettre à plus tard l’activité à entreprendre pour des raisons multiples. Le but de l’article d’aujourd’hui, et de vous permettre de cerner la raison pour laquelle vous procrastinez les projets qui vous tiennent à coeur. Ceci afin, de vous proposer une méthode efficace lors de mon prochain article, pour que sur le moyen terme la procrastination ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

Souvenez vous, au départ de l’aventure surhomme, j’avais écrit un article sur la procrastination. La technique est simple à mettre en application et permet une efficacité immédiate. Cependant, elle ne constitue pas à elle seule un véritable processus pour augmenter sa productivité. Je comparerais cette technique à la règle des trois secondes en séduction.

En effet, elle permet d’avoir tout de suite ce que l’on veut mais ne s’attaque pas au cœur du problème. En utilisant cette technique, vous contournez le mécanisme de la procrastination mais vous ne l’affrontez pas. Ce qui, sur le long terme, ne changera pas votre état d’esprit par rapport à la réalisation de vos projets.

Avant de lire la suite, je vous recommande de faire une liste de 3 projets que vous procrastinez et que vous aimeriez pourtant réaliser en ce moment. A l’issue de cette lecture, essayez de reconnaitre la source de votre comportement procrastinateur par rapport à chacun de vos projets. Selon le projet, la raison pour laquelle vous procrastinez peut-être différente. Après que vous aurez identifié les raisons, il vous sera possible d’appliquer les conseils de base que je propose aujourd’hui.

Mais sachez  que la vraie méthode de résolution n’arrivera qu’au prochain article (qui sera publié en début de semaine prochaine).

Les origines de votre comportement procrastinateur :

Esprit perfectionniste

En fait c’est tout simple, quelqu’un de perfectionniste en général en demande trop par rapport à lui-même. Il se fixe alors des objectifs complètement inappropriés et quasiment inatteignables. C’est un phénomène que nous pouvons observer fréquemment chez les personnes qui pensent avoir trouvé quelque chose qui peut révolutionner leur vie. Avant même de passer à l’action, il s’imagine alors s’impliquer dans l’activité en question avec ardeur. Plutôt que d’aborder l’activité avec un état esprit réaliste, ils vont vouloir atteindre les sommets de l’efficacité en un minimum de temps. Imaginons quelqu’un de perfectionniste qui souhaite maîtriser un sport de combat. Dans sa tête, il va s’imaginer qu’en s’entraînant trois mois de façon intensive, il va pouvoir battre les plus grands champions. Vous l’aurez compris, un tel décalage entre la réalité et le désir va aboutir à une remise à plus tard de l’initiation au sport de combat… Peut-être même qu’il ne s’initiera jamais. Dommage!

Un conseil ?

La base pour contrer un état d’esprit perfectionniste et de pratiquer au moins une fois l’activité à titre d’essai avant de se fixer des objectifs. Accordez-vous le droit d’essayer une activité avant de faire des plans sur la comète. Nous avons tous au fond de nous une envie de devenir des rockstars, des champion de boxe, des séducteurs chevronnés, des physiciens en nucléaire,… Mais nous ne pouvons pas tout devenir. Sinon, nous serions tout et le contraire d’unique.

Essayer d’abord l’activité avant de vous imaginer la maîtriser parfaitement. Ainsi, vous pourrez vous focaliser sur le vécu de l’activité en même temps et savoir si la pratique de celle-ci vous plaît. Cela vous permettra de discerner les activités qui vous plaisent de celles qui ne sont que fantasmes. Prenez une activité au hasard et posez vous la question suivante : qu’est-ce qui me paraît le plus motivant et efficace à pratiquer :

  • 10 minutes par jour pendant six mois ?
  • 30 heures en deux jours ?

Si vous avez répondu la deuxième solution, c’est que l’activité en question ne vous plaît guère. Seul le résultat vous intéresse. C’est pour cela que vous souhaitez tout faire d’un coup et ainsi vous débarrasser de la phase d’apprentissage. Par contre, si vous avez choisi la première solution, il est probable alors que la pratique de l’activité vous stimule… Pourquoi ne pas vous lancer ?

La peur de l’échec

les personnes victimes de cette peur sont en général des personnes qui ne veulent pas investir un effort conséquent s’ils ne sont pas sûrs à 100 % de leur réussite. En fait, la raison sous-jacente est qu’il considère le résultat d’un projet comme étant binaire : soit une réussite totale soit un échec total. Cet état d’esprit est issu d’un processus de pensée dont j’ai déjà parlé sur le site : la généralisation abusive. En effet, si la personne échoue à ce projet, elle pensera alors inconsciemment qu’elle est incapable de quoi que ce soit. C’est pour cela qu’elle procrastine, pour se protéger de cette pensée. Les personnes ayant cet état d’esprit réfléchissent en général en termes de résultats plutôt que de processus. Quelque soit les choses qu’elles ont pu comprendre et apprendre durant leur projet, rien ne vaut pour elle le résultat du projet lui-même. Il est nécessaire de prendre conscience qu’il n’existe pas de réussite ou de défaite totale.

Un conseil?

Dans ce genre de comportement, il est clair que la personne victime de cet état d’esprit n’a pas une bonne estime de lui. L’échec lui fait peur. En développement personnel, la base du progrès est de savoir justement accepter l’échec. Je le répéte encore, mais l’échec, c’est l’expérience, c’est aussi le souvenir d’une future victoire méritée.

L’impression d’être dépassé

C’est un état assez particulier mais pourtant fréquent chez les personnes qui procrastinent. Dés que votre journée commence, vous avez en tête tout une liste de choses importantes/urgentes à faire. Face à la considération qu’il y a énormément de choses à faire, vous vous sentez complètement dépassé. Face à cette vision globale de tout ce qu’il y a faire sans aucune planification de votre part, vous devenez écœuré par la quantité de travail et vous retardez le moment où vous devrez affronter cette monstrueuse pile de travail. C’est assez  fréquent notamment chez les étudiants quelques semaines avant l’examen. Je me rappelle même d’un ami qui, une semaine avant les examens se programmait des journées de malades pour ses révisions:

« Aller j’ai 7 jours devant moi en admettant que je dors et mange une dizaine d’heures, il ne reste  14:00 par jour soit 98 heures pour réviser l’ensemble matière ».

Quelle horreur !

Un conseil ?

Cela va vous paraître évident, mais la motivation est proportionnelle à la faisabilité de votre activité. Si un projet quelconque vous effraie à cause du temps que vous allez devoir y impliquer, je vous recommande de trancher ce projet en de multiples petits sous projets plus facilement réalisables dans votre quotidien. Si vous procrastinez encore malgré votre sous segmentation de projet, je vous recommande de trancher encore votre projet en plus fine tranches.

L’effet boule de neige

Cet état d’esprit est la suite logique pour une personne qui procrastine depuis un moment. Puisque vous ne passez plus à l’action, vous vous estimez de moins en moins. Le fait que votre estime de vous-mêmes baisse vous donne l’impression d’être capable de faire peu de choses. Et donc vous procrastinez encore plus.

Un conseil?

Alors, dans ce genre de cas, il vaut mieux augmenter son estime de soi pour passer à l’action ou passer à l’action pour augmenter son estime de soi. Cela revient exactement au même puisque vouloir augmenter son estime personnel est une sorte de passage à l’action. En fait, si vous êtes dans cet état d’esprit, je vous recommande d’entreprendre des activités à difficultés moindre que d’habitude. En ce qui me concerne, j’avais déjà vécu cela lors de mon apprentissage de la séduction : Pendant une semaine entière, je ne me suis pris que des râteaux de la part d’inconnu que j’abordais dans la rue…Pas une fille que j’accostais, était ouverte à me parler. Je me suis donc programmé la deuxième semaine un speed dating dans lequel mes résultats étaient bien plus convainquants. Et la machine s’est remise en route, et mon indice réussite/râteaux est revenu à la normale.

« La récompense ne vaut pas l’effort »

Tout est dans la phrase. Par exemple, pour une personne qui pratique le développement personnel depuis un moment, elle va être emballée dans les premiers mois de tous les progrès qu’elle a réalisés. Après 6-7 mois, elle remarquera que les changements qu’elle veut opérer sur ces comportements demandent de plus en plus de temps et d’investissement. Même si c’est important pour elle, elle préférera procrastiner plutôt que de devoir affronter le fait qu’elle ne progresse plus comme avant…

Un conseil ?

Voyez plutôt les choses ainsi, si vous devez investir beaucoup plus d’efforts pour réaliser les mêmes progrès qu’au départ, c’est bel et bien la preuve que vous avez déjà bien progressé. Prenons l’exemple de la course aux 100 m. Si je suis un débutant total à la course aux 100 m et que dès demain je me mets à m’entraîner, il est fort probable que je gagne quelques secondes sur mon temps initial en à peine trois mois de pratique. Par contre, après je devrais investir autant, si ce n’est plus, d’efforts pour gagner ne serait-ce que quelques dixièmes de seconde sur mon nouveau temps. C’est la loi de Pareto : en 20 % de temps, il est possible de tenir 80 % des résultats. Donc si vous progressez moins vite, c’est bon signe, persévérez ;-)

Peur de la critique :

Ce type de procrastination frappe surtout les personnes qui ont une grande créativité mais une faible estime d’eux mêmes. Ils s’imaginent que la moindre erreur commise impliquera rejets  et critiques des personnes dont l’approbation est importante à leurs yeux. Le risque de rejet importe tellement ce genre de personne  plutôt que de tenter quelque chose de nouveau, ils vont préférer faire profil bas et suivre le troupeau.

un conseil ?

Il est certain que si vous ne portez rien, personne ne s’opposera vous. Cependant, sachez que si vous ne tenter rien, vous n’apprendrez rien par vous-mêmes. Sachez tout de même que toute expérience personnelle est 100 fois plus formatrice que l’expérience relatée par les autres.

procrastination

Alors quel type de procrastinateur êtes vous? Prenez en bien note pour le prochain article qui apportera des pistes de solutions concrêtes pour définitvement reprendre le contrôle de votre passage à l’action.


Cet article a été rédigé avec amour par Christophe
Ses 6 années de découvertes, de réflexions et pratique intensive lui ont permis de relever de nombreux défis : coach PNL certifié, diplôme d'une grande école, séducteur expert, pratiquant du sommeil polyphasique, créateur d'entreprise... Il partage aujourd'hui ses réussites sur Surhomme.Fr en devenant le responsable du pilier dynamique de vie.
Tous ses articles

  1. [...] le contrer. Pour savoir quel genre de procrastinateur vous êtes, je vous recommande la lecture de ce billet au [...]

footer