En route !

Quel est votre niveau d’affirmation en société?


Le pourquoi du comment dire « non »

Une nouvelle année commence  vous êtes bien décidé à prendre de bonnes résolutions. Mais au fond, qu’est-ce que prendre une bonne résolution signifie ?

Tout simplement, savoir dire « non »

Et oui ! Si votre bonne résolution est d’arrêter de fumer, il faudra alors dire non à votre ami qui vous propose des cigarettes.

Si votre bonne résolution est de faire une séance musculation tous les jours, il faudra dire non à un collègue de travail qui vous propose de boire un verre après le boulot (sauf si vous avez le temps bien sûr).

Il paraît donc important pour respecter une bonne résolution de faire preuve d’une bonne affirmation de soi auprès des autres mais aussi auprès de soi-même. L’article d’aujourd’hui se focalisera avant tout sur le fait de s’affirmer auprès des autres.

C’est dans ce but clair que je vous donne les six niveaux de l’affirmation de soi en société.

Commençons !

Qu’est ce qu’une bonne affirmation de soi externe ?

Vous le savez certainement, mais une bonne affirmation n’équivaux pas à se mettre en colère à chaque fois que quelqu’un agit à l’encontre de vos principes. Une bonne affirmation de soi est en fait basée sur une écoute calme de l’autre tout en gardant à l’esprit que vos idées sont aussi valables. Et alors, il ne vous restera plus qu’à affirmer vos idées de façon calme mais confiante.

Cela a l’air super facile non ? Et pourtant, cela ne l’est pas.

Dans les interactions où il y a opposition ou rejet, nous distinguons 6 comportements typiques. Je les classe du moins affirmant au plus affirmant.

1/Fuir ou restez passif.

C’est le comportement qui implique le moins d’affirmation de soi. Dans ce cas, la personne préfère fuir l’interaction plutôt que de devoir encore se mettre en situation de difficulté. Il est convaincu que s’il y a quelqu’un qui s’oppose à lui, il va encore devoir encore comprendre qu’il a tort.

Ce comportement est typique d’une personne qui n’a pas une bonne estime de lui. Inconsciemment, il pense que ces conditions ne sont pas valables. Fuir signifie qu’il ne veut même pas entendre le point de vue d’un autre tellement il est certain que ces conditions ne sont pas bonnes.

Un petit conseil?

Bon, si vous reconnaissez fuir souvent les situations d’opposition, vous savez maintenant par où commencer pour progresser. N’oublions jamais que toutes situations d’oppositions  est un excellent moyen de pratiquer le développement personnel

Note : Il existe des situations où la fuite est plus que recommandée. Je ne vais pas vous conseiller d’affronter verbalement 4 voyous dans une rue sombre… N’oublions pas, une  bonne estime de soi passe par la connaissance de ses limites.

2/Acquissiez tout ce que l’autre dit

« Oui…Oui…Ah oui…Je vois…très bien!

Ici, la personne accepte le fait d’écouter la personne en face, ce qui est déjà mieux que le cas précédent. Il essaiera peut-être au début de dire son point de vue mais au premier signe de résistance de son interlocuteur, il fera semblant d’acquieser le point de vue de l’autre en espérant ne pas le brusquer.

Ce type de comportement est un classique pour les gens qui ont une faible affirmation de soi. Sous ce comportement, il y a une peur qui se cache : Celle de casser l’ambiance, de faire retomber le sourire de son interlocuteur, peur d’être malpoli, peur de se faire attaquer verbalement ou physiquement…

En fait, plus généralement, ce cas typique illustre un comportement à vouloir se faire aimer de tous.

Un petit conseil?

Le rôle des autres, c’est bien sûr de nous faire exister. Cependant, dire non, ne cesse pas la relation à sa personne. Nous ne perdons pas sa considération simplement parce que nous ne sommes pas de son avis. Bien au contraire, en disant non, nous pouvons gagner en importance. La personne en face a alors envie, à son tour, de se faire approuver ses conditions et ses idées. Et c’est ainsi que la personne va essayer de vous convaincre de gagner votre approbation.

Félicitations ! En disant non, vous venez de gagner de l’importance aux yeux de la personne.

3/Se mettre en colère

« Il est INTOLERABLE que vous me parliez sur ce ton! COMMENT OSEZ VOUS? »

La personne pense ici qu’il doit à tout prix crier pour pouvoir se faire entendre. Au fond, il a peur de l’opposition. Le seul moyen de mettre un terme à toute opposition est de faire peur aux interlocuteurs. Ce comportement est synonyme d’un égo démesuré qui ne veut en aucun cas connaître la honte d’un refus ou d’un rejet.

En général, ce comportement peut être la conséquence d’avoir pris conscience qu’on se laissait trop marcher sur les pieds depuis quelque temps. D’habitude, la personne en question était dans le cas de la figure précédente, acquiesçant tout ce qu’on lui dit ou demande. Et un jour, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce trop plein de frustration éclate et tout le monde l’entend à 1 km.

La frustration n’est pas l’équivalent de la confiance en soi. Se mettre dans une colère noire n’est pas une bonne idée dans une majorité des cas. Et de plus, c’est un véritable répulsif auprès des filles.

Un petit conseil ?

Je vous aurais bien donner un conseil pour contourner le mécanisme de la colère. Cependant, vous devez savoir que j’ai déjà écrit un article permettant de contourner ce mécanisme. Il est sur ce blog, et je vous laisse découvrir : Le réflexe ange gardien.

4/Répliquer dans la nuance

« Je suis d’accord avec vous mais… peut-être qu’avec un tout petit plus de fournisseurs…Et bien… il est probable que nous faisions un meilleur chiffre…Vous voyez ? »

Il s’agit là de quelqu’un qui croit en son point de vue. Il témoigne d’une estime  supérieure à celle des trois cas précédents. Mais il n’aime pas l’opposition. Il cherche alors un moyen de faire passer cela en douceur sans la moindre possibilité pour l’interlocuteur de se mettre en colère (chacune de ses phrases sont murement réfléchies pour ne pas brusquer l’interlocuteur).

L’inconvénient est que les interlocuteurs en face vont vite comprendre qu’il n’aime pas l’opposition. Ils pourraient alors en profiter pour gagner du terrain et finalement arriver à un compromis qui défavorise notre homme.

Ce comportement est fréquent chez les personnes qui débutent en développement personnel. Les progrès sont là mais il y a encore du chemin à faire. Courage, encore quelques efforts et vous vous affirmerez de façon tout à fait honorable.

5/Nuancer ses propos : l’assertivité.

« Je vois ce que vous voulez dire. Selon moi, avec plus de fournisseurs, nous ferons certainement un meilleur chiffre ».

Un cas idéal pour les coachs. La personne en question s’affirme dans un respect total de l’autre mais n’oublie pas de dire son point de vue de  façon sereine. C’est vrai, dans certaines situations ce comportement diplomatique porte ses fruits et instaure des relations saines avec son interlocuteur. Mais vos interlocuteurs ne sont pas toujours dans l’état d’esprit du respect. Dans ce cas, pour vous affirmer, il faudra passer au stade de l’intégrité totale.

Si vous en êtes à ce stade, il y a deux possibilités :

  • Soit vous avez pris conscience que vous pouvez vous affirmer de façon totalement sereine et intègre et vous faites le choix alors de nuancer vos propos afin d’arriver à un accord gagnant-gagnant. Magnifique !


  • Soit il est possible que vous avez encore du mal à vous affirmer de façon totalement intègre et vous décidez de  nuancer vos propos sans vraiment avoir le choix. Sachez cependant que si vous vous affirmez dans toutes vos relations ainsi, Vous avez fait 90% du travail. Si l’affirmation de soi n’est pas quelque chose que vous considérez comme indispensable, libre à vous de vous arrêter là.

6/Intégrité total.

« Je ne suis pas d’accord avec vous. Si nous avions plus de fournisseurs, il parait évident que nous ferions un meilleur chiffre ».

Stade ou l’affirmation de soi est la plus haute. Vous dites ce que vous pensez sans mâcher un seul mot (sans pour autant être insultant ou grossier). Vous avez pris conscience que vous êtes d’égal à égal avec votre interlocuteur et celui-ci le sent bien. La discussion sera à bâton rompu et quoiqu’il arrive, vous ressortirez content d’avoir dit exactement ce que vous pensez.

L’intégrité peut se manifester de différentes manières selon les caractères. Certains usent par exemple de la répartie pour se faire entendre. Il est à noter que tout acte d’affirmation passe mieux si elle est faite avec le sourire.

intègrité totale

Trop d’intégrité peut parfois vous rendre peu sociable…

En fonction de la personne avec qui nous parlons, les affirmations de soi niveau 5 et niveau 6 sont les plus efficaces . Quand, dans une situation, nous nous sommes affirmés correctement, notre estime personnelle sera amenée à augmenter. En effet, être intègre est synonyme d’écoute de ses émotions et de ses besoins. Mais l’intégrité totale dans toutes les interactions n’est pas le meilleur moyen d’obtenir un bon résultat avec votre interlocuteur. Ce qui est certain, c’est que votre estime personnelle va augmenter.

C’est d’autant plus vrai si vous appréhendiez l’interaction.

Par exemple, si vous en avez marre de votre travail et que vous prévoyez de démissionner. Vous pouvez faire le choix d’être intègre avec ce chef : lui dire à quel point il vous en a fait baver et le nombre de fois que vous avez craché dans son café. Si vous l’avez dit avec calme, vous serez content et fière de vous être exprimé de façon si courageuse mais en étant dans la nuance, peut-être auriez pu vous obtenir une meilleure indemnité de chômage ou autre. Encore une fois, sachez ce que vous voulez obtenir dans chacune de vos interactions et agissez en conséquence.

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Cet article a été rédigé avec amour par Christophe
Ses 6 années de découvertes, de réflexions et pratique intensive lui ont permis de relever de nombreux défis : coach PNL certifié, diplôme d'une grande école, organisateur d'événements, créateur d'un nouveau modèle de la confiance en soi,... Il partage aujourd'hui ses réussites sur Surhomme.Fr en devenant le responsable du pilier dynamique de vie.
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  1. Largo Winch dit :

    Très enrichissant cet article mais qui donne beaucoup matière à réflechir.
    Dans une situation donnée, il peut arriver qu’on ait suffisamment conscience qu’on peut s’affirmer de façon sereine et intègre.
    Mais que faire face à des situations, circonstances où l’on ne peut affirmer nos propos par manque d’argumentation ou connaissance si je peux le dire?

  2. Chris dit :

    @Largo : Parles tu de ces situations où tu n’es pas d’accord avec l’autre mais que tu n’as aucun argument pour contrer son idée?

    Si tel est le cas, ce que je fais, c’est avant tout « temporiser ».
    Je demande alors des détails sur la thèse ou l’idée défendue par la personne. En la laissant détaillé, tu t’offres plusieurs opportunités :

    * La possibilité de mettre le doigt précisément sur quel aspect de son argumentation tu n’es pas d’accord.

    * La possibilité de gagner du temps pour trouver un contre argument suffisamment solide pour être convainquant.

    Et, dans le cas où même après temporisation, tu ne trouves pas tes mots, il y a la dialectique. Tu peux notamment trouver un article sur la dialectique dans la section « les articles les plus lus ».
    Bonne lecture ;-)

  3. Tyrannus dit :

    Je me situe au niveau 4. Qu’est ce qu’il me manque pour passer au niveau 5?
    Lol, j’ai l’impression de parler comme un geek

    • Christophe dit :

      @Tyrannus : Pour passer au niveau 5, il te faudrait une structure d’affirmation qui a fait ses preuves, l’appliquer puis progressivement en faire un automatisme.

      Je te propose une structure qui fonctionne bien :
      *Quand tu veux dire « non », il y a en général un ressenti, une émotion associée. Ton émotion devient alors un signal d’alerte pour t’affirmer

      *Prends du recul. Ton émotion exprime un besoin. Lequel? Celui de te faire entendre? Celui d’apporter ta contribution?

      *Conscient de ton besoin, tu peux l’exprimer en révélant ce qui se passe en toi. Une façon de s’affirmer sans violence.

      Imagine une réunion où on ne te laisse pas une seconde pour prendre la parole

      « Excusez moi de vous interrompre mais j’ai envie d’exprimer mon point de vue et il est assez difficile de caser un mot (avec le sourire, ça allège la critique). Selon moi, le projet manquerai de blabla »

      Bonne chance

  4. [...] article rédigé par Christophe Triganov du blog surhomme traite de l’art de dire non en société. Il met en avant les 6 types de réactions face à un propos sur lequel nous ne sommes pas [...]

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