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Communauté de dragueur : Origine et limite


Une triste réalité?

Il est temps pour notre blog de parler d’un domaine qui régit notre plaisir et l’ouverture sur le monde : la séduction.

Dans ce billet, pas de langue de bois, nous discuterons autour de la corrélation entre la confiance en soi et la réussite affective.

La première chose dont il faut prendre conscience, c’est que les lois (Edit: quand je parle de lois de la séduction, je fais référence aux règles liées au contexte actuel de la société, pas aux lois de l’attraction animales) de la séduction ont changé, surtout depuis ces quarante dernières années. A cette époque, un homme gentil ayant une bonne situation avait toutes ses chances auprès des femmes. Aujourd’hui, les critères de sélections sont tout autres.

Pourquoi ?

Je m’explique. Les femmes sont de nos jours de moins en moins dépendantes financièrement de quelqu’un d’autre. Les droits de la femme ont évolué. De plus, il est de moins en moins question de juger une femme par l’homme qu’elle fréquente. Les femmes peuvent même faire carrière dans des domaines qui semblaient à une époque réservée aux personnes dotées d’un phallus (politique, militaire,…).

A coté de cela, nous observons à l’opposé une féminisation des hommes dans notre société. Il suffit pour cela de regarder la mode masculine, où la virilité n’est plus obligatoirement le symbole du pouvoir d’attraction. Le développement de concepts tels que le « dandy » ou encore le « métro sexuel » le prouvent bien.
Les médias, la mode et la publicité sont la source même de cette féminisation. L’homme, il y a encore quelques années de cela, ne consommait pas de produits de beauté. La société de consommation a crée le besoin. Le message est clair :

« Messieurs, si vous voulez séduire, consommer des produits de beauté vous aussi »

Sexy pour certaines, ridicule pour d’autres. Un (faux)besoin est né

Par conséquent, les femmes ont de moins en moins peur de se faire juger par leurs environnements extérieurs. Alors qu’il y a quarante ans, une fille qui couchait avec plusieurs garçons était montrée du doigt et appelée « salope », aujourd’hui, beaucoup de gens s’accorderont pour dire que cette femme fait ce qu’elle veut. Elles ont le choix. Et c’est encore plus vrai dans le domaine de la séduction.

Tout ce que je viens de dire est une réalité observable dans les grandes villes et agglomérations. Dans certains petits villages de France, il est cependant possible de trouver un conditionnement social similaire aux années précédant mai 68.

Quelle est la conséquence directe sur la séduction?

L’homme se retrouve alors dans une situation de difficulté. Il ne lui suffira plus d’avoir un bon diplôme et de sourire tout le temps pour avoir une relation avec une demoiselle. Il va devoir se bouger le cul. Malheureusement, passer à l’action demande beaucoup d’audace et ce n’est pas à la portée de tous. Ce qui a pour conséquence une perte de confiance et d’identité dans les grandes villes chez les hommes. Certains pensant encore qu’il suffit juste d’attendre pour que la belle princesse descende du ciel.

Ce qui a pour conséquence d’élargir un fossé entre deux catégories de mecs :

  • Ceux qui maîtrisent l’art de la séduction. Ils ont ce que tout le monde appelle un « magnétisme animal » auquel les filles ne sont, en général , pas insensibles.
  • Et les autres. D’un naturel réservé voire timide, ils ne peuvent que remettre leurs besoins affectifs entre les mains de la chance et espérer qu’un jour une demoiselle voudra bien de l’un d’entre eux.

Le nouveau besoin du 21e siècle ?

Il s’est donc crée un besoin chez les hommes qui n’existait pas auparavant : le besoin de combler la solitude affective.

Ce besoin étant présent, un marché s’est crée. Celui-ci a débuté en Amérique. Il s’agit du concept de l’apprentissage de la séduction par des maîtres de la séduction : des PUA (Pick Up Artist). Ces Pua étant des personnes qui étaient à l’origine des hommes frustrés par les femmes, ils ont appris par l’expérience à comprendre les mécanismes de la séduction. En fonction du PUA, il leur a fallu entre 2 et 10 ans pour enfin comprendre tous les rouages de la séduction (enfin, presque tous).

Différentes communautés se sont crées autour de chacun de ces Gurus de la séduction. Chaque communauté défendait sa propre méthode.

Afin de rémunérer leurs talents, ces Gurus ont proposé des Workshops (Atelier alliant théorie et pratique sur des terrains tels que la rue, les boites de nuit,…) à leurs apprentis. Chacun de ces Gurus a sa propre approche sur l’apprentissage de la séduction. Certains proposent de comprendre la psychologie féminine, d’autres préfèrent se concentrer sur le développement de l’identité de l’apprenti, …

Qu’en est-il de la France?

Il a quand même fallu attendre quelques années avant que le virus débarque en France. Le premier vrai noyau de PUAs est apparu en 2004 dans la communauté de la FrenchTouchSeduction. Le principe de fonctionnement de la communauté se rapproche fortement de celle des communautés américaines. Sur le principe d’échange, des centaines de players (personnes qui apprennent et pratiquent le jeu de la séduction ou le « game ») ont alors fait part de leurs observations, questions et aussi leurs expériences (appelées aussi Comptes rendus de terrain).

Y’aurait il une limite à cette communauté?

Tout cela a l’air bien beau et je pense que beaucoup d’hommes sont intéressés pour améliorer leurs pouvoirs d’attractions.

Mais, car il y a toujours un mais… La communauté de séduction se heurte à un phénomène interne de plus en plus répandu : La difficulté à s’épanouir dans une relation sérieuse avec une fille.

Triste réalité qui semble à première vue inévitable ! Il semblerait que décortiquer et maîtriser les mécanismes de séduction ait un prix : le fait d’avoir trop le choix empêche de faire un choix. En effet, quand un player séduit une fille, peu de temps après, il se dit qu’il peut encore trouver mieux (consciemment ou non), ce qui décrédibilise à ses yeux la relation qu’il mène. Et qui le conduit à rompre tôt ou tard.

Il est rapporté dans une auto biographie d’un PUA américain que le Guru le plus connu de la séduction était en fait quelqu’un qui tombait fréquemment dans la dépression. L’origine ? L’incapacité de ce guru à pouvoir s’investir dans une relation.

(Pour plus de renseignement : Lire le livre « The Game » de Neil Strauss).

Toujours intéressé ?

Prenant conscience de cette réalité, un choix doit se faire avant même de jeter un œil sur la communauté de séduction : Allez vous prendre la pilule rouge ou la pilule bleue ? En résumé, faut-il s’investir dans l’apprentissage de la séduction et perdre votre capacité à aimer ? Ou alors rester dans le mensonge et ne rien faire tout en restant frustré car sans emprise sur les lois de l’attraction.

Yann et moi avons fait le choix de la pilule rouge. Et après maintes réflexions, il semblerait que l’inaccessibilité à l’amour ne soit pas une chimère pour nous séducteur.

La suite dans le prochain article…

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Cet article a été rédigé avec amour par Christophe
Ses 6 années de découvertes, de réflexions et pratique intensive lui ont permis de relever de nombreux défis : coach PNL certifié, diplôme d'une grande école, organisateur d'événements, créateur d'un nouveau modèle de la confiance en soi,... Il partage aujourd'hui ses réussites sur Surhomme.Fr en devenant le responsable du pilier dynamique de vie.
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  1. [...] donc la suite du premier billet sur la communauté de séduction. Dans un premier temps, je vous ferai part de notre expérience dans la communauté et ensuite nous [...]

  2. Knorc dit :

    L’analyse sur les limites de la communauté est pertinente. La communauté de séduction apprend à séduire des femmes, mais pas à les garder.
    Nous entrons dans un état d’esprit ou « de toute facon il y en a de milliers d’autres alors pourquoi s’attacher ? De toute façon si une femme nous quitte, il suffit de rappeler deux ou trois numéros et le lendemain il y en aura surement une autre encore plus mignonne à sa place »
    Sans compter le fait que l’on voit le fait d’être en couple comme une contrainte. On devient plus accro à la drague qu’aux filles; c’est comme quand on achète un objet que l’on convoite, au bout d’une semaine l’euphorie à disparue.

  3. Chris dit :

    Tu confirmes ma dernière réponse sur « l’art de noté la beauté d’une femme ».
    La séduction maitrisée, nous en venons à considérer le cœur des femmes comme un bien de consommation.

    D’où la nécessité de gagner en profondeur dans notre personnalité et surpasser cette dépendance de l’accumulation.

    Qu’en penses-tu ? Maitriser la séduction ne serait-elle pas qu’une première étape?

  4. [...] de ventes. Ce qui est dommage est qu’elle est bien trop mal employée par les apprentis séducteurs des communautés internet. Cette technique consiste à deviner des choses sur le comportement de la personne d’en face [...]

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