En route !

Jour 1 : La carte n’est pas le territoire


Prêt pour la première étape?

Comme j’ai pu le dire lors de mon annonce de vendredi dernier, ce jour marque le début de la semaine du Surhomme. Chaque jour, une phrase concept de l’état d’esprit du Surhomme.

Qu’attendons nous? Je meurs d’envie de commencer !

« La carte n’est pas le territoire »

Cette phrase, au premier abord anodine, cache un concept aussi puissant qu’il peut en être révoltant.

La carte, par définition, est une représentation d’un territoire. Au combien même cette carte serait la plus proche de la réalité, elle ne reste qu’une représentation du territoire réel et rien d’autre. Appliquée dans un domaine tel que les sciences humaines, notre petite phrase se transforme en « La perception que nous avons de la réalité n’est pas la réalité ».

Là où je veux en venir :

« Tout ce que nous vivons émotionnellement est le fruit de notre perception de la réalité et non de la réalité elle-même ».

Voyez vous la puissance de la chose? Toutes nos peurs, nos anxiétés et nos douleurs ne sont que subjectives et sont le fruit de notre volonté propre (consciente ou inconsciente).

Ce concept est fort, mais dans quelles circonstances faut il en prendre conscience ? Jusqu’où pouvons nous l’utiliser ? Et surtout comment l’utiliser efficacement ?

Un concept qui découle sur la liberté du ressenti

Sans plus attendre, je vous propose de regarder une vidéo qui va nous éclairer dans ce concept de perception. Il s’agit d’une émission TV qui porte sur les dragueurs. Je vous invite à regarder la vidéo à environ 7 minutes jusqu’à la fin ( Voici le lien). Je vous fait une présentation des deux parties :

  • Un des invités, Alain Soral, dragueur compulsif (et intelligent) et très provocateur donne sa vision sur la séduction. Il y aussi deux autres dragueurs.
  • De l’autre coté, nous avons une demoiselle (qui ne manque pas de charme au passage) qui expose son aventure. Elle était amoureuse d’un homme qui est parti du jour au lendemain.

Ce que je viens de vous décrire et à réalité objective telle quelle (sauf ce qui est entre parenthèses).

Maintenant observez la différence de perception entre les deux personnages principaux. Cet écart de perception peut-être comparable à l’écart entre le fascisme et le communisme.

Alain Soral le dit lui-même, elle a transformé un événement pas si grave en une véritable douleur obsessionnelle qui a failli la conduire au suicide. Et le plus étonnant, c’est qu’Alain Soral ne semble même pas sentir de la gène vis-à-vis de cette femme. Il a eu le choix de ressentir de l’empathie, mais il ne l’a pas fait.

Cela peut sembler cruel au premier abord mais il ne fait qu’être intègre avec sa personnalité et son caractère.

Conclusion : Un même fait peut être ressenti de plusieurs façons extrêmes. Qui a raison entre les deux interlocuteurs ? Il n’y a pas de réponse objective. Cela ne dépend que de votre point de vue.

La gestion de nos émotions aux services de notre bonheur ?

L’émotion est donc un concept 100% subjectif et il n’appartient qu’à vous de juger l’adéquation de vos ressentisPas même vos proches n’ont le droit de vous juger là-dessus. En prenant conscience que toute émotion que nous ressentons n’est que la conséquence directe de la subjectivité d’une expérience, cela remet en question même la notion de ce qui est bon et mauvais pour nous. C’est quand même bien étrange… Aurions nous la possibilité de rire lors d’une de nos ruptures ? D’être enthousiaste à l’idée de se faire virer d’un travail ?

Oui, nous le pouvons. Et c’est une certitude!

En fait, notre perception est modifiable et ce que nous ne voulons pas vivre émotionnellement ne dépend que de nous. Mais encore faudrait il que nous ayons vraiment envie de changer notre perception. Est-ce qu’il est vraiment bon pour nous d’être heureux lors de notre dernière rupture ? Cela impliquerait que notre relation n’était pas épanouissante. Et si notre relation n’est pas épanouissante alors pourquoi vouloir une autre relation ?

Voyez vous où je veux en venir ?

Tout changement de perception extrême peut induire un changement conséquent dans notre personnalité. Tout changement de perception doit s’opérer dans un cadre où le changement crée respecte notre identité et nos valeurs.

Prenons notre exemple sur le fait de ressentir de la joie lors d’une rupture

  • Si vous avez une identité de coureur de jupon alors effectuer ce changement vous permettra de devenir beaucoup plus congruent avec votre identité propre. La rupture sera alors le symbole de la liberté et de la possibilité de draguer encore plus de fille.
  • Par contre, si vous voulez vivre une relation longue et épanouissante avec la femme de vos rêves, alors il est peu conseiller de faire un changement extrême dans votre perception de la rupture. Prenons conscience que toute émotion, qu’elle soit bonne ou mauvaise, a sa raison d’être et qu’elle a une intention positive (nous en parlerons dans un article suivant). Il faut avant tout que vos comportements et vos états émotionnels soient en accord avec votre identité. Dans cette situation, si vous considérez que vous prenez trop à cœur une rupture, optez plutôt pour une relativisation de votre perception.

Un manque d’alignement entre nos comportements et notre identité et c’est la dépression assurée.

Ce paragraphe afin de prendre conscience que tout changement interne demande avant une réflexion de votre part au préalable. Si vous n’êtes pas sûr de vos valeurs ou identité, je vous recommande de jeter un œil sur l’article de demain qui vous donnera des pistes pour être aligné avec vos valeurs et votre identité.

(voir article de demain pour plus de détails sur l’alignement)

Comment modifier notre perception ?

Nous avons vu les limites du concept de changement de perception. La question maintenant est de savoir comment y parvenir ?

  • En général, et cela pour la majorité des personnes, un comportement non désiré (tristesse inutile, anxiété,…) provient d’une croyance considérée comme limitante. Cette croyance est en générale une pensée interne qui amplifie l’état dans lequel vous êtes. Mettez vous au calme et tentez de percevoir cette phrase qui vous met dans l’état non désiré. Si au moment où vous lisez ces lignes vous n’êtes pas dans l’état non désiré, alors imaginez vous en situation et tenté de retrouver la pensée limitante. Pour plus de facilité par la suite, il serait que votre croyance soit résumé en une phrase courte.

Exemple de pensée qui amplifie vos états d’âmes:

Je ne peux plus me prendre de râteaux, je ne survivrais pas. Ici, cette pensée va amplifier votre état de honte suite à votre dernier rateau

J’ai trop peur de me faire virer alors je me laisse faire. Ce genre de pensée va amplifier votre crainte d’être viré.

  • Maintenant, écrivez la croyance qui vous semble la plus adéquate selon vous dans la situation donnée. Conseil : Faites en sorte que cette phrase soit la plus courte possible et qu’elle ne comporte pas de verbe d’obligation (proscrivez les « je dois » et les « il faut que »).

Exemple :

Je suis une sexe machine . Cette pensée va contrer la pensée précédente qui amplifié votre honte.

Je suis indispensable à mon entreprise

  • Observez les 2 phrases que vous avez écrites. Il y a en une qui est votre pensée limitante actuelle et l’autre qui est votre pensée désirée. Si vous considérez qu’il y a un écart trop grand entre les 2 phrases, trouvez une phrase intermédiaire qui vous semble intégrable dans votre personnalité actuelle. Allez y à votre rythme, rien ne presse ;-)

Exemple :

Il est possible que cette fille m’apprécie, allez je vais lui parler

J’ai le droit de m’opposer à mon chef quand cela me déplait

  • Maintenant, il est temps de mettre tout cela en pratique. En fait, la prochaine fois que vous serez soumis au même problème, prenez conscience de votre pensée limitante et signalez dans votre tête que vous avez trouvé un nouveau sens à la situation : Votre nouvelle phrase. Il est possible que la nouvelle pensée ne remplace pas du premier coup votre pensée limitante. Mais, après 2-3 essais, vous commencerez à sentir des changements.

Voila,  le concept du jour est que quelque sois votre ressenti par rapport à une situation, sachez que vous êtes le seul responsable de celui-ci. Tout ressenti est modifiable, encore faut-il que cela soit en adéquation avec votre personnalité…

Ce que je viens de vous présenter est une méthode simple de remise en question de ces croyances limitantes. Il y a bien sûr d’autres méthodes plus complexes pour arriver au même résultat. Si vous avez une question sur la méthodologie ou une observation à me faire part, n’hésitez pas. A demain pour une nouvelle phrase concept !


Cet article a été rédigé avec amour par Christophe
Ses 6 années de découvertes, de réflexions et pratique intensive lui ont permis de relever de nombreux défis : coach PNL certifié, diplôme d'une grande école, séducteur expert, pratiquant du sommeil polyphasique, créateur d'entreprise... Il partage aujourd'hui ses réussites sur Surhomme.Fr en devenant le responsable du pilier dynamique de vie.
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