Contrer « la récompense ne vaut pas l’effort »
Ce article constitue le 2e article du projet productivité. Si vous découvrez ce projet, je vous recommande tout d’abord de lire l’article de base sur la gestion du temps (faisant guise d’introduction à ce projet) pour plus d’efficacité et de compréhension.Voici un petit sommaire récapitulatif :
Et voici donc la partie pratique du « projet productivité« . Dans les 3 prochains articles, je vous proposerai une technique différente pour contrer votre comportement procrastinateur. Comme vous le savez, votre comportement procrastinateur est personnel et une astuce générique ne suffira pas à contrer ce comportement. Selon le type de procrastinateur que vous êtes, une technique adaptée existe pour le contrer. Pour savoir quel genre de procrastinateur vous êtes, je vous recommande la lecture de ce billet au préalable.
Aujourd’hui, je vous propose une technique adaptée aux personnes qui procrastinent l’effort à cause de « l’impression que la récompense de leurs activités ne vaut pas l’effort qu’ils doivent investir ». Si vous n’êtes pas ce genre de procrastinateur, je vous recommande d’attendre l’astuce de demain qui concernera un autre type de comportement procrastinateur.
Revenons à nos moutons. Dans ce cas bien précis, la personne repousse l’activité car sa motivation n’est pas suffisante par rapport à l’ampleur de la tâche.
Deux approches sont possibles pour contrer ce problème :
L’astuce est donc de réduire l’effet du ressenti de devoir fournir un effort trop important par rapport à votre motivation actuelle. Il vous suffit donc de prendre une tâche difficile et longue que vous procrastinez et la sous diviser en plusieurs tâches courtes et réalisables.
Voici une petite méthode qui fait ses preuves dans le management des projets difficiles :
Munissez-vous d’un tableau Velléda et d’un feutre. Dès qu’une activité difficile ou un long projet pointe le bout de son nez, écrivez le dans une première colonne et dans une autre colonne à droite sous divisez le projet en plusieurs sous activités « logiques ». Par exemple, si vous devez écrire un article :
Ce que je veux dire par « étape logique » est qu’il ne faut pas segmenter votre projet en terme de temps mais plutôt en terme de réalisation. Ceci afin qu’à chaque étape, vous ayez réalisé quelque chose de concret et satisfaisant pour vous. Voyez par vous mêmes si je sous divisais mon projet « écrire un article » en 3 étapes en terme de temps :
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la réalisation de chaque étape n’a rien du tout de motivant comparé à ma première proposition de segmentation.
Maintenant, à côté de la colonne dans laquelle vous sous divisez votre projet, disposez votre tableau de quatre colonnes supplémentaires. Dans une de ces colonnes, vous écrirez la difficulté estimée à côté de chacune des sous activités de votre projet. Pour plus de simplicité, exprimer ces difficultés en pourcentage. Si une sous activité est simple vous pouvez mettre une difficulté de l’ordre de 10 ou 20 %. Par contre si vous considérez une activité comme difficile, mettez quelque chose de l’ordre de 80%. Dans la colonne suivante vous allez écrire en % la satisfaction que vous estimez à la réalisation de la tâche correspondante.
Si votre estimation de la difficulté de l’activité est forte et la satisfaction faible, c’est que vous êtes bien un procrastinateur de type « état d’esprit perfectionniste » ou « la récompense ne vaut pas l’effort ».
Vous remarquerez qu’il reste encore deux colonnes disponibles dans lesquelles rien ne figurent pour l’instant : c’est normal….
Qu’attendez vous maintenant ? Passer à l’action et faites la première étape de votre projet.
Dès que vous vous serez acquittés d’une des tâches de votre projet, utilisez les deux dernières colonnes encore vides pour écrire l’indice de difficultés réelles rencontrées ainsi que l’indice de satisfactions réelles rencontrées (en pourcentage) à l’issue de l’accomplissement de la sous tâche correspondante.
En général, vous remarquerez qu’il y a une sacrée différence entre ce que vous aviez estimé et votre ressenti. C’est normal, c’est la cause directe de ce comportement procrastinateur : une estimation trop forte de la difficulté par rapport à une satisfaction estimée trop faible. Vous verrez par la pratique de cet exercice que la satisfaction rencontrée par rapport à l’acquittement d’une tâche (quand bien même celle-ci ne vous plaît pas) est toujours source d’un minimum de satisfaction. Pratiquez cet exercice et vous verrez par vous même
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Voici un exemple de tableau réalisé :

Catherine : Bien noté ! Mais comment faire pour ne pas procrastiner une étape (sous activités) de notre projet?
En théorie, une sous segmentation écrite de votre propre main devrait alléger votre impression que la tâche demande trop d’effort. Si la procrastination vous fait encore repousser cette sous étape, c’est peut-être dû à votre habitude de procrastiner. Dans ce cas, la technique des 5 minutes que j’ai proposé au début de l’aventure Surhomme sera amplement suffisante.
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